La solitude avec un bébé, si on en parlait?

Mis à jour : avr. 20

Lorsqu’une femme vient d’accoucher et demande de l’aide, courez l’épauler !


Beaucoup de jeunes mamans sont confrontées à un sentiment qu’elles n’avaient pas forcément anticipé lors de leur grossesse : LA SOLITUDE.


Mais lorsqu’on vit à l’étranger, le risque d’éprouver cette émotion est décuplé ! Car dans la très grande majorité des cas, à savoir 90% des cas, c’est la femme qui suit son conjoint ou compagnon à l’étranger suite à une opportunité professionnelle ou dans le cas de couple de nationalités différentes.

Par conséquent, c’est elle qui est loin de sa famille, de ses amis et pour peu que l’installation à l’étranger soit récente, elle ne connait personne ou pas grand monde. Même quand on vit depuis des années dans un pays qui n’est pas le nôtre, il est parfois difficile de lier de vraies amitiés solides sur lesquelles on puisse compter.

Une de mes très bonnes amies vit en Allemagne avec son compagnon depuis plusieurs années. Elle parle maintenant couramment la langue, travaille et vient d’avoir un bébé.

Ce sentiment de solitude, elle l’éprouve au quotidien. Certes, sa famille est venue lui rendre visite et cela a été un vrai bonheur qu’elle soit à ses côtés. Mais hélas, ces visites ne durent qu’un temps. Généralement, elles interviennent peu de temps après la naissance. La maman est fatiguée mais reste près des siens car ils ont fait le déplacement et elle a aussi envie d’en profiter. Elle est partagée entre le besoin irrépressible de se reposer et le désir, le devoir d’être là afin que leur séjour soit le plus agréable. Résultat des courses, lorsque la famille repart, c’est la tristesse, l’épuisement qui dominent et ce fameux sentiment de solitude.


Demandez de l’aide et entendez l’aide !


Par conséquent,

- Si vous êtes la jeune maman, demandez de l’aide ! Si votre famille vient vous rendre visite, parlez de votre besoin de soutien, soyez transparente sur vos difficultés et sur l’aide que vous attendez. Les règles du jeu seront claires avant la venue de votre famille et tout le monde sera satisfait de son séjour.

Si votre famille ne vient pas et que vous avez besoin d’aide, prenez-là où elle est : votre belle-famille ? Des amies ? Des collègues de travail ? Et même des connaissances !


Honnêtement, une maman me dirait qu’elle est perdue, qu’elle n’y arrive pas, je ne me poserai pas de question et irai l’aider, même si je la connais peu ou mal. Je ne pourrais peut-être pas être présente les nuits mais je pourrais me rendre utile et surtout être à son écoute si elle en a besoin.


- Si vous avez une fille, une sœur, une cousine... dans cette situation et que vous allez lui rendre visite, allez-y avant tout pour l’épauler. Pas simplement pour voir le bébé. Allez faire les courses, cuisinez et faites des conserves, proposez-lui de garder son bébé près de vous deux heures afin qu’elle puisse dormir. Faites le ménage, la vaisselle. Et surtout soyez à son écoute !


- Si vous êtes la belle-famille et qu’on vous appelle au-secours : foncez !


Ça n’est pas forcément facile de demander de l’aide. Pour certaines, cela se fait assez naturellement. Pour d’autres, c’est extrêmement compliqué. Et parfois d’autant plus quand il s’agit de la belle-famille et de surcroit quand la culture est différente. Alors si votre belle-fille tire la sonnette d’alarme, ne vous posez pas de question et allez l’épauler.


Il n’est pas question d’imposer son point de vue et de donner mille conseils. Exit les « de mon temps, on faisait comme-ci », « tu devrais faire comme-ça », ou pire « ce n’est pas comme ça qu’il faut faire ».


Soyez simplement là, à l’écoute de ses émotions et décharger-la de toute l’intendance. C’est ça dont une jeune maman a besoin en priorité : d’aide concrète, d’écoute, de bienveillance, de délicatesse et d’être considérée.


Considérée en tant que femme qui vient d’accoucher et qui se remet de ses couches, en tant que jeune maman qui apprend chaque jour un peu plus à se connaître et à connaître son bébé.


Il y a le bébé sur qui toute l'attention est centrée, mais il y a aussi la maman. Ne l’oublions pas !


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Diane Léonor a écrit un premier livre « Deux corbeaux et une cigogne » à paraître aux Éditions Michalon. Elle y raconte le vécu de fausses couches consécutives et l’accompagnement des soignants. Mais aussi le bonheur de la grossesse et d’un accouchement choisi.

Pour aider les couples, elle a créé le site Gloria Mama où on retrouve les enjeux et les messages clefs de son histoire ainsi qu’un podcast du même nom. Florilège de témoignages de femmes du monde entier et d’interviews de professionnels, elle invite à s’interroger sur ce que les femmes souhaitent pour que leur grossesse et accouchement restent des moments uniques de leur vie, vécus de manière positive et respectés par le corps médical.


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Image par klimkin de Pixabay

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