Coronavirus, fausse couche et confinement

Les femmes continuent de faire des fausses couches, le coronavirus l’occulte : ne les oublions pas !


Je vis à l’étranger. Dans un pays touché par le coronavirus, à une moindre échelle que la France pour l’heure.

Mon mari et moi regardons chaque soir, effarés, les nouvelles de l’hexagone et du monde. Les soignants, en première ligne, les malades toujours plus nombreux, les hôpitaux saturés, l’armée mobilisée, les familles confinées, comme la nôtre aujourd’hui.


Je me revois, il y a quelques mois, en France, enceinte, et découvrant des saignements en allant aux toilettes. Une fausse couche ? Encore une ?

La première chose que l’on fait alors, c’est d’aller aux urgences. On s’habille avec les premiers vêtements trouvés, on marche d’un pas vif, en parlant peu, étreints par l’angoisse. On se demande si notre bébé est vivant, s’il y a toujours une activité cardiaque ou si on est en train de le perdre une nouvelle fois.


On attend dans le couloir des urgences, la gorge nouée, assise à côté de femmes sur le point d’accoucher, qu’un interne vienne vous examiner. On entre dans une petite salle d’examen. On se déshabille. On entend la respiration saccadée de son mari dont on n’ose même plus croiser le regard. Et on se met à trembler de tout son être alors que l’examen commence, sans être en mesure de pouvoir se contrôler.


Je revis ces moments éprouvants et pense à toutes ces femmes et ces couples qui traversent la même épreuve. Et qui se rendent aux urgences avec la crainte, en plus, d’attraper le coronavirus. Si leur bébé est en bonne forme, ils se sentiront soulagés et à la fois culpabiliseront de s’être exposés à un environnement où la maladie est particulièrement présente.

Maladie dont on connaît mal les conséquences sur le fœtus.


Je pense aussi aux soignants, harassés par des semaines de travail qui n’en finissent pas, épuisés physiquement et psychologiquement, peut-être aussi pressés. Je pense à l’accompagnement des femmes et des couples en cas de fausses couches, si essentiel pour vivre les choses de la manière la plus sereine possible et pouvoir se projeter par la suite dans une nouvelle grossesse.

En temps normal, cet accompagnement est, bien souvent malheureusement, quasi inexistant. Et les femmes repartent chez elles avec un médicament à prendre ou un nouveau rendez-vous à l’hôpital, sans avoir réellement réalisé ce qui leur arrivait, sans avoir mis des mots sur leurs ressentis. Le médecin a noté rapidement un médicament sur une ordonnance, en précisant qu’il allait provoquer « des règles », en omettant de parler de la douleur physique et psychologique.

Et voilà ces couples, confinés dans leurs quelques mètres carrés, à vivre seuls une épreuve à laquelle ils n’ont pas été préparés.


C’est un drame qui se joue en vase clos. Sans possibilité de sortie. La solitude éprouvée, coincée entre ces quatre murs, est encore plus vive et douloureuse.


Le coronavirus ne change en rien le besoin des femmes et des couples d’être écoutés, entendus et accompagnés.


Nous sommes passés, mon mari et moi, à deux reprises par la case « fausse couche ». On parle tellement peu de ces situations que j’ai décidé d’écrire un livre, « Deux corbeaux et une cigogne », prochainement édité aux Éditions Michalon. Un récit positif et plein d’espoir qui n’édulcore pourtant pas la réalité de la fausse couche.


J’ai aussi créé le site et le podcast « Gloria Mama ». Si vous vivez ou avez vécu une fausse couche, je vous invite à découvrir les « messages clefs » tirés de mon expérience, disponibles sur https://www.gloriamama.com/

et à écouter l’épisode 3 du podcast « Gloria Mama », consacré aux fausses couches.


Une manière pour moi de vous dire que vous n’êtes pas seul(e)s et de vous épauler !


Des associations peuvent également vous venir en aide telle « Agapa ». 60 bénévoles sur 22 antennes locales en France peuvent vous accompagner, vous et votre compagnon. Si vous vivez à l’étranger, vous pouvez aussi les contacter. Ne restez pas seuls !

Vous pouvez les joindre à contact@agapa.fr ou au 0033 (0)1 40 45 06 36.



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Podcast Gloria Mama à écouter sur toutes les plateformes d'écoute : Itunes, Spotify, Podcast addict, Deezer, Googlepodcast, etc.

Par exemple Itunes: https://podcasts.apple.com/fr/podcast/gloria-mama/id1502636349

Youtube: https://bit.ly/3afvgmQ

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Diane Léonor a écrit un premier livre « Deux corbeaux et une cigogne » à paraître aux Éditions Michalon. Elle y raconte le vécu de fausses couches consécutives et l’accompagnement des soignants. Mais aussi le bonheur de la grossesse et d’un accouchement choisi.

Pour aider les couples, elle a créé le site Gloria Mama où on retrouve les enjeux et les messages clefs de son histoire ainsi qu’un podcast du même nom. Florilège de témoignages de femmes du monde entier et d’interviews de professionnels, elle invite à s’interroger sur ce que les femmes souhaitent pour que leur grossesse et accouchement restent des moments uniques de leur vie, vécus de manière positive et respectés par le corps médical.


Précommandez le livre sur https://livre.fnac.com/a14329847/Diane-Leonor-Deux-corbeaux-et-une-cigogne

Image Pixabay: Sharon McCutcheon

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